Enterrement illŽgal ˆ Neuve Chapelle en 1740

 

   Arrest rendu sur les conclusions du procureur gŽnŽral au Conseil d'Artois le 20 juin 1740, au sujet de la sŽpulture de Marie Joseph BULLET femme d'AndrŽ DELCOUR de la paroisse de Laventhye contenant rŽglement pour ceux qui voudront estre inhumŽs ˆ la suite ˆ Neuve Chapelle.

 

   Les gens tenans le Conseil Provincial d'Artois ˆ tous ceux qui ces prŽsentes lettres verront, scavoir faisons, que vu le rŽquisitoire du procureur gŽnŽral du Roi, contenu que sur l'avis qu'il avait eu, qu'on avait portŽ le 23 de mars dernier dans le cimetire de Neuve-Chapelle, sans obtenir aucunes cŽrŽmonies de l'Žglise, le corps mort de la femme du nommŽ DELCOUR, manouvrier, demeurant au Pont Logis, paroisse de La Ventye, et qu'on l'avait enterrŽe mme la nuit suivante au bruit de diffŽrens coups de fusil, il avait requis qu'il en fut informŽ ˆ la requte, poursuite, et diligence du procureur fiscal de Laventye, pardevant les eschevins du mme pa•s de La Venthie, ce qui avait ŽtŽ ordonnŽ par arrt du 13 du mois de maØ dernier, qu'il Žtait constatŽ l'effet ci-dessus, par l'information fait le 24 25 et 27 du mois de maØ; mais il en rŽsultait aussi que le corps de la nommŽe BULLET, femme de DELCOUR, n'avait ŽtŽ portŽe et enterrŽe dans le cimetire de Neuve Chapelle que parce que le cimetire et l'Žglise de Laventye Žtaient trs Žloignez, comme aussi parce que les chemins Žtaient lors impraticables et qu'on n'avait pu trouver de chariot mme en payant pour transporter le corps dans l'Žglise de Laventie, que de plus il paraissait, qu'on en avait usŽ de cette manire que sur le refus de permettre par le curŽ de Laventie de faire inhumer ladite BULLET dans le cimetire de Neuve Chapelle, et par le curŽ d'icelle Žglise; que cependant que ledit procŽdŽ de la part dudit DELCOUR n'Žtait point moins rŽprŽhensible, et tendait ˆ empcher l'exŽcution de la dŽclaration concernant l'enregistrement des Baptmes, Mariages, et SŽpultures de l'Edit du Roi de 1736.

   Pourquoy le procureur gŽnŽral se reservait de prendre les conclusions ci-aprs, mais comme il Žtait nŽcessaire d'arrter promptement semblables voyes de fait de la part des habitants du Pont Logis si contraires au bon ordre et ˆ la discipline ecclŽsiastique, d'un c™tŽ sans les assujettis ˆ transporter les corps des dŽcŽdŽs dans l'Žglise de Laventhie ˆ cause de son Žloignement dans les temps, et lorsque les chemins seraient impraticables, et d'un autre c™tŽ sans prŽjudice aux droits du curŽ de ladite paroisse. Suivant les conclusions qu'il a laissŽes sur le bureau, vu aussi l'estimation et autres pices jointes sur ledit rapport de Messire Jacques Franois BUTTEL et tout considŽrŽ la Cour fait dispense aux habitants du Pont Logis de faire porter les corps des particuliers dŽcŽdŽs, ailleurs qu'au cimetire de leur paroisse de Laventhie. A peine de provision de justice, et ˆ eux de se tourner vers l'Žvque diocŽsain pour obtenir ladite permission de les faire transporter dans le cimetire de Neuve Chapelle dans les temps et lorsque les chemins seront impraticables, et les y faire enterrer par le curŽ dudit Neuve Chapelle, ˆ charge nŽanmoins de faire cŽlŽbrer dans l'Žglise de Laventie leur paroisse le service accoutumŽ; cependant attendu qu'il rŽsulte de la mme information que Marie Joseph BULLET femme dudit AndrŽ DELCOUR demeurant Pont Logis paroisse de Laventie dŽcŽdŽe le 23 mars dernier qu'elle a ŽtŽ inhumŽe et enterrŽe audit cimetire dudit Neuve Chapelle le 23 du mme mois, enjoint les curŽs de Laventie et Neuve Chapelle de faire mention chacun respectivement dans les registres aux Baptmes Mariages SŽpultures du prŽsent jugement lequel rendra acte de la sŽpulture de ladite BULLET...

 

   Lequel prŽsent jugement donnŽ le 20 juin 1740 et dont copie faite le 9 juillet 1740, je soussignŽ l'a Žcrit dans le prŽsent registre le 11 juillet 1740.

   SignŽ LE CHON, curŽ de Neuve Chapelle.

 

 

Annales de Festubert relatŽes en fin d'annŽe dans les registres des B.M.S. par le curŽ

 

Les malheurs des paroissiens

et

Les pŽripŽties des registres BMS

 

1¡) fin 1737

 

   Je soussignŽ curŽ de la paroisse de Festubert, certifie que ce registre est conforme ˆ celui que nous conservons et en cas que la volontŽ de Sa MajestŽ seroit de faire usage de ce registre et des suivants pour les impositions, le curŽ soussignŽ prend la libertŽ de remontrer humblement que sa paroisse est composŽe d'une partie rapportŽe au cueuilloir de Cuinchy et d'une autre ˆ celui de Rischebourg, en foi de quoi j'ai signŽ ce 8 de fŽvrier 1738. Jean Baptiste FACON, curŽ de Festubert.

 

2¡) fin 1738 et fin 1739 : texte ˆ peu prs identique

 

3¡) fin 1740

 

   Nota que cette annŽe et la prŽcŽdente sont morts dans cette paroisse pour la piŽtŽ et la vertu les meilleurs paroissiens et surtout les jeunes gens attaquŽs de fivre maligne trs commune pendant quinze ˆ dix huit mois pendant lesquels nous n'avons Žtez plus de quatre jours sans administrer tous les jours; fort peu de maisons ont ŽtŽ exemptŽes de ce flŽau, auquel Dieu pour la punition de nos pŽchez en a joint un second gŽnŽral ˆ un chacun qui fut celui de la gelŽe trs puissante elle a commencŽe la veille de l'Epiphanie de Notre Seigneur JŽsus Christ et Žgalant celle de l'an neuf (1709 ?) elle a durŽ plus de deux mois pendant lesquels les pauvre artisans ont soufferts infiniment: la gelŽe passŽe le laboureur se mettoit en devoir pour ressemer les terres, sur lesquelles on voyoit petite apparence de dŽpouille, nŽanmoins l'espŽrance lui donna la patience d'attendre jusqu'au mois d'avril qui Žtoit comme depuis le dŽgelle toujours froid, accompagnŽ de vents piquans, et pour lors le grain ŽchappŽ ˆ la rigueur de la gelŽe a commencŽ ˆ paroitre heureusement pour les uns et malheureusement pour plusieurs autres dans les terres desquelles a levŽ si grande abondance d'ivraie communŽment dite "a.iron" qu'ils ont Žtez obligez de les essemencer de nouveau, soit le bled de mars qui a valu 12 cens la razire, soit d'orge et de pamelle qu a valu autant soit la bouquette dit "bois cuit" qui a valu depuis 8 jusqu'ˆ 12 cens les dŽpouilles de ces grains de saisons, mais celles des grains de saison qui chaumaient et attiraient par elles mme le laboureur ˆ adorer la providence (car on  trouvŽ dans des terres de la cour la voye des plants portans 36 et 40 Žpis et mme plus ailleur selon la dŽclaration des particuliers), ont toujours pour une partie diminuŽe jusqu'ˆ la moisson et l'autre qui promettait infiniment a ŽtŽ g‰tŽe par les brouillards et comme on dit communŽment "emmiellŽes" ˆ sa meurison qui n'a commencŽe que vers la fin du mois d'aoust de sorte que l'on a rien pour ainsi dire abbatu avant la fte de la NativitŽ et qu'ˆ la Toussaint qu'il se trouvait encore sur la campagne des pamelles vertes et qui ont pris meurison; en consŽquence d'une telle rŽcolte le grain a restŽ comme en mai juin juillet aoust de 1740 au prix de 15 livres jusqu'au mois de janvier 1741, la pamelle ˆ 7 ou 8 livres, l'orge ˆ 8 ou 9, et tous les autres grains ˆ proportion puisqu'il ne se trouvait plus de diffŽrence entre le grain pour les hommes et celui pour les bestiaux, exceptŽ l'avoine qui n'a pas eu grand usage pour les premiers.

 

 

4¡) fin 1749

 

   A la gouvernance de BŽthune reu 2 sols 6 deniers pour le prŽsent registre. Certificat sinople apposŽ au double.

 

 

5¡) fin 1753

 

   Copie de mon certificat apposŽ au double dŽposŽ ˆ la gouvernance de BŽthune.

   Je soussignŽ curŽ de la paroisse de Festubert diocse d'Arras province d'Artois gouvernance de BŽthune, certifie ˆ qui il appartiendra, ce prŽsent registre tre en tout son contenu conforme au double dŽposant dans la sacristie de ladite paroisse de Festubert et remontrant trs humblement qu'au cas que ce fusse l'intention et la volontŽ de Sa MajestŽ de faire usage du prŽsent registre pour les demandes et imp™sitions quellesconques il plaise ˆ ladite MajestŽ d'ordonner ˆ ses officiers de faire attention que ladite paroisse de Festubert  est composŽe de deux cantons assez Žgaux dont l'un appelŽ communŽment Festubert Rischebourg est cottisŽ ˆ plein au Centime dudit Festubert Rischeburg et l'autre dit aussi communŽment Festubert Cuinchy est rapportŽ aussi en plein au Centime dudit Cuinchy les La BassŽe; et ajoutant en dessous que les revenus des fabriques de mon Žglise et de mes pauvres sont si modiques que ma dite Žglise manque de fonds pour entretient  et mes dits pauvres de secours; et me plaignant aussi avec justice que les administrateurs de ma dite paroisse ont nŽgligŽs de demander modŽration tant sur les biens de ma dite Žglise et pauvres que sur les biens fonds de leur communautŽ surchargŽe pour la levŽe du Vingtime car lesdits fonds sont d'un petit rapport exposŽs qu'ils sont d'ailleurs ˆ des inondations annuelles.

   J'ai signez ce 3 fŽbvrier 1754. Jean Baptiste FACON, curŽ.

 

   MŽmoire ˆ faire pour les difficultŽs et moyens pris pour b‰tir la nef de la TrinitŽ dont la premire pierre fut posŽe au coin du pignon de ladite nef vers l'autel le 3 juillet 1753 avec cette inscription gravŽe sur une pierre blanche avec son couvercle aussi de pierre blanche. Le 11 juillet la dŽmolition ayant ŽtŽ commencŽe.

 

   Inscription sur ladite pierre :

" posŽe

en juillet 1753 je fus

du Prince de SOUBISE

madame la marŽchalle DE DURAS

au Sieur FACON curŽ et paroissiens zŽlŽs

le monument de piŽtŽ"

 

Cette inscription vicieuse manquant dans la risme auroit pu et du estre en vers franois avec anagr‰me; si les massons n'avoient pressŽ et si d'aillieurs les muses n'avoient estŽ ingrates dans le temps; celuy qui l'a dictŽe et gravŽe s'en console d'autant plus qu'il n'en aura (Dieu aidant) point de critiques de son temps.

 

6¡) fin 1754

 

   Je soussignŽ curŽ de la paroisse de Festubert.....Centime dudit Cuinchy les La BassŽe (voir fin 1753); et ajoutant de plus que les revenus des fabriques de ma paroisse sont si modiques que ma dite Žglise manque de fonds pour son entretient et ses menues rŽparations et mes dits pauvres de secours; si la charitŽ des fidles paroissiens n'y supplŽait; et me plaignant aussi avec justice de ce que les administrateurs ont nŽgligŽ et mme encore cette annŽe de faire leurs reprŽsentations pour demander et obtenir modŽration de l'imposition faite tant sur les biens et revenus de ma dite Žglise que sur les biens fonds de leur communautŽ surchargŽs par la levŽe du Vingtime; car lesdits fonds sont d'un petit rapport exposŽs qu'ils sont d'ailleurs ˆ des inondations annuelles; j'ai signŽ ce 17 janvier 1755; Jean Baptiste FACON, curŽ.

 

 

7¡) fin 1755

 

   Je soussignŽ curŽ de la paroisse de Festubert.....Centime dudit Cuinchy les La BassŽe (voir fin 1753); et ajoutant de plus.... exposŽs qu'ils sont d'ailleurs ˆ des inondations annuelles (voir fin 1754); dont nos pauvres laboureurs en ressentent les tristes effets cette annŽe ˆ tel point qu'ils dŽsesprent de pouvoir dŽpouiller une partie de leur blŽ et assemencer leurs terres pour les mars; en foi de quoi ay signez au double de ce prŽsent registre dŽposŽ ˆ la gouvernance de BŽthune le 19 janvier 1756.

 

8¡) fin 1756

 

   Nota que je n'ai point apposŽ mon certificat ordinaire attendu que je me lasse ˆ procurer inutilement un bien publique qui n'est point recherchŽ par les intŽressŽs mmes de la communautŽ, qui pour l'ordinaire travaillent lorsqu'ils se voient surchargŽs et d'ailleurs " quod plures tangit, neminem angit ".

 

9¡) fin 1757

 

   Nota que j'ai portŽ au double de ce prŽsent registre pendant le cours de cette annŽe notre paroisse a ŽtŽ attaquŽe de fivre putride et vermineuse dont quantitŽ de personnes ont demeurez jusques ˆ trois mois ˆ guŽrir, quoique dŽsespŽrŽes ds le troisime ou quatrime accs ces fivres Žtaient d'autant plus malignes, que ceux, qui attaquŽs de cette maladie sont morts, ont surpris le mŽdecin et les gardes car ils partirent dans la convalescence rŽputŽe. Ce qui affligea encore et plus universellement cette paroisse et tous les cantons du pays, ce fut le manque du grain qui fut en partie gelŽ de sorte que le laboureur embarrassŽ plus que l'an 40, ne croyant pas le besoin de ressemer fut privŽ de son attente, car outre que les orges et les pamelles qu'on renoit un peu tard, n'ont rien produit faute de pluie les bleds ont toujours diminuez et se sont dŽfaits jusqu'ˆ la moisson qu'on attendait nŽanmoins des plus abondantes par la quantitŽ de grain que promettait lesdits bleds si un soleil  des plus ardents ne les eut pour ainsi dire brulŽs; de sorte que l'on craignait encore aprs la moisson d'tre punis par la chertŽ dudit grain comme on l'avait ŽtŽ avant car depuis le mois de mars ledit grain qui Žtait ˆ 6 ou 7 livres montat de marchŽ en marchŽ jusqu'au prix de 18 et 19 livres la razire; qui l'annŽe avant ne trouvait qu'ˆ peine son marchand ˆ 3 livres; ch‰timent visible de nos pŽchŽs qui fermant pour ainsi dire les yeux ˆ la prudence ordinaire fit que personne ne songeat ˆ non seulement en faire amas, mais pas mme ˆ s'en procurer pour quelques mois; flŽau qui rŽduisit entirement le commerce dŽjˆ interrompu par la guerre. Ledit grain valait ˆ la moisson 11 ˆ 12 livres, il est actuellement au premier mars 1758 au prix de 8 livres le meilleur, fasse le ciel qu'il n'augmente point d'icy ˆ la moisson, et que par la pŽnitence dŽsarmant la colre de Dieu nous obtenions une aussi belle rŽcolte que nous promettent nos campagnes. A quoi on peut ajouter que la misre de l'an 40, toute grande qu'elle eut ŽtŽ, ne fut rien en comparaison de celle de cette annŽe, dont la moisson o se trouvait vŽrifiŽe la parole du prophte roi: " esurientes in plevit bonis " : "fut l'objet de nos reconnaissances".

 

10¡) fin 1758

 

   Je soussignŽ curŽ de cette paroisse de Festubert, certifie avoir obmis d'inscrire le susdit acte du 27 janvier 1758, que je n'ai pas fait le jour de sa sŽpulture (un fils DELEMARE) en faveur du grand froid ce jour lˆ; ledit DELEMARE pre m'avoit priŽ de l'exempter ˆ venir chez moi ledit jour pour raison de paresse, et sous promesse de para”tre le lendemain ce qu'il n'a pas exŽcutŽ par oubli de sa part: heureusement que la pensŽe m'en revint aprs la dŽposition du double du prŽsent registre ˆ la gouvernance de BŽthune en foi de quoi j'ai signŽ.

 

11¡) fin 1766

 

   Je soussignŽ curŽ de Festubert, certifie ˆ qui il appartiendra que ce prŽsent registre est en tout son contenu conforme ˆ son double dŽposant en notre sacristie, en foi de quoi (prenant la libertŽ de faire observer que j'avois donnŽ mon adresse chez le sieur DUFRESNOY marŽchal-ferrant rue d'Arras ˆ BŽthune, o j'ai fait plusieurs fois demander les nouveaux), j'ai signŽ ce 11 janvier 1767.

Jean Baptiste FACON, curŽ de Festubert.

 

12¡) fin 1767

 

   Je soussignŽ curŽ de Festubert, certifie ˆ qui il appartiendra ce prŽsent registre aux Baptmes Mariages et SŽpultures de l'an 1767 tre conforme ˆ son double dŽposant en notre sacristie, en foi de quoi, dŽclarant le rŽcŽpissŽ de ceux des annŽes 65 et 66 ne n'avoir point ŽtŽ remis par le nommŽ BONVOIAGE, qui, je ne sais par quel hazard se trouve chargŽ de la remise de nos registres, et ajoutant en sus avoir donnŽ dans les temps mon adresse ordinaire chez le sieur DUQUESNOY marŽchal-ferrant ˆ BŽthune; j'ai signŽ ce 5 de la prŽsente annŽe 1768.

 

13¡) fin 1768

 

   Je soussignŽ curŽ de Festubert, certifie ˆ qui il appartiendra ce prŽsent registre aux Baptmes Mariages et SŽpultures de l'an 1768 tre conforme ˆ son double dŽposant en notre sacristie, en foi de quoi dŽclarant avoir placŽ audit prŽsent registre les deux derniers actes qui sont du premier et du six janvier de la prŽsent annŽe 69; n'aiant reu les nouveaux que le 12 de ladite annŽe et ce par la faute du nommŽ BONVOYAGE marchand sur la place ˆ BŽthune, qui se charge des registres de notre susdite paroisse, et d'autant plus mal ˆ propos que je ne reois pas de rŽcŽpissŽ depuis l'ordonnance de monsieur le procureur de les remettre aux greffes de son conseil et que d'ailleurs et comme je l'ai d'abord donnŽ lors de ladite ordonnance chez le sieur DUFRESNOY ˆ BŽthune. En foi de quoi dis-je ai signŽ ce 15 janvier 1769.

 

14¡) fin 1769

 

   Je soussignŽ curŽ de Festubert, certifie ˆ qui il appartiendra ce prŽsent registre aux Baptmes Mariages et SŽpultures de l'an 1767 tre conforme ˆ son double dŽposant en notre sacristie, en foi de quoi dŽclarant avoir reu le rŽcŽpissŽ de la dŽposition du registre de l'an passŽ 68 en date du 6 avril 1769, j'ai signŽ ce premier de l'an 1770.

 

 

 

 

15¡) fin 1771

 

   L'annŽe dernire et la prŽsente ont ŽtŽ remarquables par les grandes pluies qui n'ont pas peu causŽ d'inondinations et des bleds germŽs; cette annŽe pendant laquelle comme la prŽcŽdente le prix ordinaire et commun a ŽtŽ de 10 ˆ 12 £; et encore en janvier 72 de 10 £; mais surtout par la maladie et la mortalitŽ des btes ˆ corne qui ayant ravagŽ la premire annŽe toute la Hollande, les Pays-Bas Autrichiens avec la Flandre, la ch‰tellenie de Lille en grande partie, et les cantons d'Aire, Saint Omer, Merville a continuez pendant 71 et recommencŽ en plusieurs endroits au point mme qu'on craignait pour l'Artois o l'avarice des marchands et des bouchers y a portŽ et conduit aussi la mme maladie dans plusieurs bourgs; toute la vigilance des souverains et des Etats jointe ˆ leur autoritŽ a ŽtŽ mise en oeuvre, des experts et des commissaires, ad hoc, de toutes parts y ont remŽdiŽ faiblement; des remdes ont ŽtŽ indiquŽs et la prŽcaution la plus sage et la plus profitable Žtait la saignŽe ˆ temps ˆ propos desdits bestiaux avant les signes de la maladie et mme dans son douteux commencement avec les breuvages ordonnŽs par nous avec tous nos voisins. Gr‰ces au Seigneur quoique menacŽs et agitŽs de la juste crainte qu'elle nous causait ˆ l'entrŽe de Lorgie, Aubert, Fournes, nous en soyons encore prŽservŽs jusqu'ˆ cette fin de janvier 1772.

 

16¡) fin 1773

 

   Copie de mon certificat apposŽ au double par moi dŽposŽ; je soussignŽ... et que je joins ici le tableau ˆ nous adressŽ des Naissances Mariages et Morts de notre susdite paroisse que j'ai rempli par chacune des colonnes pour l'an 1773; ajoutant en sus que si c'Žtait la volontŽ de Sa MajestŽ de faire ou faire faire usage du prŽsent registre avec l'appendance gŽnŽrale portŽe au tableau y joint pour les demandes ou impositions quelconques je crois qu'il est de mon devoir pastoral de faire connaitre ˆ qui il appartiendra ainsi que je l'ai fait et devant et avec rŽussite aux Etats d'Artois que madite paroisse de Festubert...Ainsi que pour toute autre charge de la province, en foi de quoi j'ai signŽ ce 8 de l'an prŽsent 1774.

   Je soussignŽ dŽclare qu'aprs avoir envoyŽ ˆ la gouvernance d'Arras avec mes registres le tableau ˆ moi envoyŽ avec ceux de cette prŽsente annŽe 1774, je me suis aussi rendu aux ordres de Monsieur l'Intendant par la ci-jointe de Monsieur L'ESCUIER subdŽlŽguŽ de BŽthune en date du 23 janvier 1774 et ai fait remarquer qu'au tableau pour la gouvernance je m'Žtais par mŽprise trompŽ dŽclarant 49 grands corps non compris 15 enfants ni les ondoyŽs, tandis qu'ˆ celui-ci je n'en ai dŽclarŽ que 46. J'y ai aussi fait remarquer que ma paroisse Žtait composŽe de deux cantons dont l'un dit Festubert Cuinchy Žtait rapportŽ en plein au Centime de Cuichy les La BassŽe. Le 27 janvier 1774, JB FACON, curŽ.