GŽnŽalogie dĠAlphonse de Moreuil

seigneur dĠAcq en 1670

 

(Sources : le fichier des fiefs de RODIéRE, et le dictionnaire de la Noblesse par La CHESNAYE des BOIS)

 

En 1640 le seigneur dĠAcq et Escoivres est Arthus de MOREUIL qui demeure en Picardie, et nĠen bouge pas lors de la guerre qui dure de 1640 ˆ 1659 entre la France et lĠEspagne lors propriŽtaire de lĠArtois. Ses terres situŽes en Artois sont alors confisquŽes par le Roi dĠEspagne Philippe IV.

Aprs le dŽcs dĠArthus, son fils Alphonse demande au Roi dĠEspagne la restitution desdites terres ; en 1658 ce Roi lui en accorde la main levŽe. Aprs la gŽnŽalogie de Nicolas de MOREUIL est reproduit in extenso le texte de cette main levŽe.

En 1539 la seigneurie dĠAcq appartient ˆ la famille de LONGUEVAL. Plus tard elle passe ˆ la famille MOREUIL (ou MOREUIL-SOISSONS).

 

1) a-Nicolas de MOREUIL cinquime fils du nĦ2 obtient la terre dĠAcq le 30 septembre 1635.

      b-Ses frres se partagent en 1662 : Alphonse comte de MOREUIL le quart du fief dĠAcq et Alexandre de MOREUIL son frre a”nŽ les trois-quarts. Ledit Alphonse de MOREUIL obtient de son frre Alexandre les 3/4 du fief le 17 avril 1670. Alphonse est premier Žcuyer du prince de CONDƒ, et lĠŽpoux dĠHŽlne FOURRƒE de DAMPIERRE.

 

2) Arthus de MOREUIL ; gouverneur de Rue, seigneur de Caumesnil, Tincques, Planques, Villers-Bretonneux, Acq et Ecoivres Mont St Eloi, Liomer, Brocourt.

+ < 1658

3) Charlotte dĠHALLEWYN dĠESKELBECQUE

+ > 1658

 

4) Franois de MOREUIL

 

8) Jacques de MOREUIL ; gentilhomme de la Chambre du Roi, chevalier seigneur de Fresnoy, Tincques, Caumesnil, BŽthencourt

9) Catherine de BELLEFOURIéRE

 

16) Arthus de MOREUIL-SOISSONS; seigneur de Fresnoy, gouverneur de ThŽrouanne en 1517, capitaine de 100 hommes dĠarmes ; gouverneur du Crotoy, Saint-ValŽry, Rue.

B‰tard lŽgitimŽ en 1496.

17) Catherine DUBOIS ; dame de Tincques, Caumesnil, BŽthencourt

 

32) Jean de SOISSONS ; sire de Moreuil (80), bailli de Troyes, chambellan des Rois Louis XI et Charles VIII.

33) Jeanne de la FORGE, amie dudit Jean de SOISSONS, et non son Žpouse lŽgitime qui est Jeanne de CRAON.

 

34) Jean du BOIS ; seigneur de Tincques ˆ cause de sa femme

x 1451 :

35) Catherine de CAUMESNIL ; dame de Tincques et Caumesnil

 

64) Valeran de SOISSONS ; seigneur de Moreuil, bailli dĠAmiens, chambellan du Duc de Bourgogne

x 1425 :

65) Marguerite de ROYE

 

128) Thibaut de SOISSONS ; seigneur de Moreuil, chambellan du Roi, gouverneur de Boulogne et de Picardie

+ 28-4-1434

129) Marguerite de POIX

 

130) Mathieu de ROYE

131) Catherine de MONTMORENCY

 

256) Rogues de SOISSONS ; seigneur de Moreuil et Coeuvres

257) Ade de MONTIGNY

 

512) Bernard de SOISSONS ; seigneur de Moreuil et Coeuvres, marŽchal de France

513) Mahaut de CLERMONT ; dame dĠOffermont

 

1024) Bernard de SOISSONS ; seigneur de Moreuil et Briennes, marŽchal de France

1025) Yolande de COEUVRES ; dame de Coeuvres

 

1026) Guy de CLERMONT ; marŽchal de France en 1297

 

2048) Bernard de SOISSONS ; seigneur de Moreuil et Brienne, participe en 1204 ˆ la prise de Constantinople

2049) Marie de CHATILLON

 

4096) Bernard de SOISSONS ; seigneur de Moreuil et Brienne, marŽchal de France

4097) Marie dĠENGHIEN

 

8192) Bernard de SOISSONS ; seigneur de Moreuil, fonde le prieurŽ de Saint-Vaast ˆ Moreuil

 

16384) Villaume de SOISSONS ; possde la terre de Moreuil et retient les armoiries des SOISSONS.

 

Main levŽe pour le comte Alphonse de MOREUIL

des biens quĠil possde s paĜs de pardea

 

 

Philippes etc, ˆ tous ceux qui ces prŽsentes verront, salut.

Receu avons lĠhumble supplication et requeste de messire Alphonse comte de Moreuil, contenant que par la mort de feu Arthus de Moreuil seigneur de Caumesnil son pre, luy seroient succŽdŽes les terres et seigneuries de Plancques, Esquercan, proches de DouaĜ, Hamecourt proche de CambraĜ, Escouavres et Acq proches dĠArras, Serny et JournĜ proches de Saint-Omer, et Caumesnil proche de Dourlens, avecq leurs apendances et dŽpendances, et comme sondit pre ˆ la dŽclaration de la guerre entre les deux couronnes se trouvoit au roĜaume de France sans revenir en ces paĜs, lesdites terres et seigneuries seroient estŽ confisquez, ce que le suppliant espre maintenant devoir cesser, puisquĠil seroit soubmis ˆ notre juridiction et obeĜssance, avecq intention dĠy demeurer ˆ jamais, et se mettre ˆ notre service avecq le zle et affection quĠun subjet naturel et vassal doibt, et est obligŽ de faire, nous suppliant trs humblement que notre plaisir soit de luĜ accorder la libre jouissance desdites terres et seigneuries, appendances et dŽpendances dĠicelles, nonobstant la confiscation interposŽe de notre part.

Scavoir faisons que nous, les choses susdites considŽrŽes, et inclinans favorablement ˆ la requeste dudit messire Alphone comte de Moreuil, aprs avoir eu sur icelle les advis, tant de nos chers et fŽaux les prŽsident et gens de notre chambre des comptes ˆ Lille, que des receus des confiscations aux quartiers de CambraĜ, Saint Omer et Lens, et des officiers fiscaux de notre Conseil dĠArthois, et consŽquament eu aussĜ lĠadvĜs de nos trs chers et fŽaux les chef trŽsorier gŽnŽral et commis de nos domaines et finances, avons par la dŽlibŽration de notre fils dom Jean dĠAustrice, grand prieur de Castille, lieutenant gouverneur et capitaine gŽnŽral de nos PaĜs Bas et de Bourgogne, et pour la confiance quĠavons du bon zle du suppliant ˆ notre service, glissant les actions que nous pourroient competer sur lesdits biens tant du chef de feu sondit pre, que son frre aisnŽ encorres demeurant en France, et le dŽsirant gratiffier en ce quĠil requiert, oste et lve, ostons et levons de gr‰ce espŽcial par ces prŽsentes, notre main de tous et quelconcques les biens terres et seigneuries de sa maison cy dessus spŽciffiŽes et scituŽes s pays de notre obeĜssance, prŽŽminences droictz et actions quĠavoit et possŽdoit sur iceulx sondit pre, aĜant sa demeure en France, pour par le suppliant son second filz en jouir, et prouficter ds ce jour dĠhuĜ, datte de ceste, comme de son propre bien, ˆ condition que ledit comte de Moreuil suppliant, serat tenu de se contenter de prendre tous les biens en tel estat qui se trouvent prŽsentement, sans pouvoir dŽbatre nĜ quereller leur administration pendant quĠilz ont estŽ saisiz par notre fisque, tant des fruictz perceuz, arbres abbatuz ou bois couppez sur lesdits biens, que par la rŽparation de tous aultres domaiges et intŽrectz, que pourroient avoir estŽ causez et souffertz par ledit saisissement, mesmes de paĜer et satisfaire aux rentes charges et fondations, ausquelles lesdits biens peuvent estre obligez, et de nous indempniser des arriŽrages qui pourroient estre cĜ aprs demandez, et ˆ condition expresse de faire vallider et allouer tous les paĜements faictz et ordonnances donnez sur les revenus desdits biens ˆ notre prouffict, tant par ceux des comptes ˆ Lille ou aultres de notre part, sans pour tout ce que dessus ˆ quel tiltre que ce soit, pouvoir prŽtendre ˆ notre charge aucune restitution ou garand, lequel il serat tenu de prester ˆ notre idempnitŽ, et descharge au cas que, les crŽditeurs de feu sondit pre, la dame vefve douagre sa mre, son frre aisnŽ, leurs successeurs ou aĜans cause ou aultre personne quelconcque, de quel chef ˆ quel tiltre que ce fut, vinssent cĜ aprs prendre ou instituer aucune action ou droict contre nous, ˆ cause de la jouĜssance desdits biens, en sĠĜ obligeant ledit comte de Moreuil impŽtrant par la levŽe de ceste, lequel avant de pouvoir jouĜr de lĠeffect de ces prŽsentes et main levŽe, sera tenu de les faire prŽsenter tant au conseil de nosdites finances quĠen notre chambre des comptes ˆ Lille et ailleurs quĠil appertiendra, pour Ĝ estre respectivement enregistrŽ et inthŽrinnnŽ ˆ la conservation de noz droictz haulteur et authoritŽ, parmy et paĜant ausdits de noz comptes ˆ Lille lĠanchien droict pour ledit inthŽrinnement ;

Si donnons en mandement ˆ ceux de noz Conseilz dĠEstat privŽ et finances, prŽsident et gens de notre Conseil dĠArthois, et ausdits de noz comptes ˆ Lille, et ˆ tous aultres justiciers officiers et subjectz cuĜ ce regardera, que de ceste nostre prŽsente main levŽe desdits biens, en la manire forme et aux conditions que dessus, ilz fassent seuffrent et laissent audit comte de Moreuil, ses successeurs et aĜans cause, plainement et paisiblement jouir et user sans luĜ faire mettre ou donner nĜ souffrir, estre faict mis ou donnŽ, aucun trouble ou empeschement au contraire, car ainsĜ nous plaist il.

En tesmoing de ce nous avons faict mettre notre scel ˆ ces prŽsentes. DonnŽ en notre ville de Bruxelles le XXe de maĜ lĠan de gr‰ce XVIC cincquante huict, et de nos rgnes le XXXVIIIe.